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septembre 2007
Gestion des déchets ménagers à Schilick
Gestion des déchets ménagers à Schilick
Nombre de Schilickois se sont plaints au cours de l'été d'odeurs pestilentielles émanant des poubelles, dues à la fermentation des déchets organiques. D'une certaine manière, heureusement que l'été a été maussade, imaginez ce que cela aurait donné en période de canicule !
L'odeur nauséabonde des déchets ménagers n'en est pourtant qu'un des aspects, et pas le pire : par exemple, leur incinération, système malheureusement le plus employé à l'heure actuelle, libère des toxiques mortels, dioxines et furannes, dont vous avez tous entendu parler. Une autre gestion des déchets ménagers est pourtant possible; qui nous implique tous, consommateurs et décideurs.
Réduire le volume de ses propres déchets ménagers, ce n'est pas bien difficile !
Éliminer de ses achats les produits sur-emballés, favoriser les produits en vrac, trier ses déchets, recycler systématiquement le verre, le carton, les plastiques, composter les épluchures et autres déchets fermentescibles pour produire son propre engrais " bio ", déposer en déchetterie les déchets spéciaux (métaux, piles, appareils, vieux vêtements, etc.). Que chacun applique à son niveau ces habitudes peu contraignantes et le volume des déchets ménagers s'en trouvera largement réduit, entraînant également une diminution de la pollution atmosphérique par la baisse de la fréquence de collecte. Voilà pour ce qui concerne le consommateur.
Vers une autre politique de gestion des déchets ménagers.
Les déchets ménagers sont gérés dans le cadre de l'intercommunalité par la CUS. Même si la CUS propose une aide financière à l'achat de composteurs individuels, cette pratique reste difficile à mettre en ¦uvre en milieu urbain par chacun. L¹extension de la collecte sélective aux déchets organiques fermentescibles permettrait d¹enfin ne plus les détruire, mais de les . En effet, à la CUS comme ailleurs, la tendance reste inexplicablement aux usines d'incinération, malgré toutes leurs nuisances et leur dangerosité.
Pourtant, là où l'incinération fait partir en fumée les déchets, il existe d'autres solutions, déjà mises en oeuvre en France (Lille, Saint-Denis), qui, elles, les valorisent ! Ainsi en va-t-il de leur digestion anaérobie, dont le principe est de faire dégrader les déchets fermentescibles et même certains plastiques par des bactéries spécialisées.
Cette digestion génère trois phénomènes :
- le dégagement de chaleur, qui peut être injectée dans le circuit calorifique de la ville ou servir à produire de l'électricité via une turbine ;
- la génération de méthane, utilisable comme combustible, ou reformable en hydrogène via un échangeur à membrane ;
- l'apparition d'un " digestat " composé des bactéries ayant achevé leur travail, extrêmement riche et excellent remplaçant des engrais chimiques, sans en avoir la nocivité.
On le voit, ces déchets, lorsqu'ils sont convenablement gérés, représentent un véritable " or vert ", duquel pourtant se prive à l'heure actuelle la CUS. Schilick Ecologie entend infléchir cette tendance, et promouvoir une politique de gestion des déchets ménagers réaliste, responsable et écologique.