Bilan 2001-2008
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octobre 2005
Economiser le pétrole: un impératif !
Un pétrole toujours plus rare et plus cher
Economiser le pétrole: un impératif !
Un pétrole toujours plus rare et plus cher
Depuis peu, on redécouvre les économies d'énergies du fait de l'augmentation du prix du pétrole. En effet, le meilleur moyen de faire face à un pétrole cher est encore d'en réduire la consommation. Le prix du pétrole n'est qu'au début d'une hausse régulière, tant que nos économies seront dépendantes du pétrole et des autres énergies d'origine fossile. Les nouvelles nappes de pétrole découvertes chaque année sont de loin inférieures à la consommation mondiale annuelle, qui, elle, ne cesse de croître. Selon l'Agence Internationale de l'Energie, le monde consomme chaque jour 76 millions de barils, soit 10 millions de plus qu'il y a 10 ans, notamment du fait de la demande croissante des pays émergeants. Au rythme actuel, il ne resterait qu'environ 40 ans de pétrole. En deux siècles les hommes auraient donc épuisé une ressource créée par la nature durant des millions d'années. Selon les experts, nous sommes proches du pic de production de pétrole. Il correspond au moment où la moitié des réserves mondiales aura été exploitée. La production déclinera alors lentement mais irrémédiablement. Année après année, le pétrole sera plus rare et plus cher.
Des arbitrages difficiles seront nécessaires entre les différents usages du pétrole: énergie, transports, chimie et pharmacie, engrais pour l'alimentation, etc. Economiser le pétrole et les autres énergies fossiles devient un impératif.
Des transports économes
Premier secteur gaspilleur d'or noir : les transports qui engloutissent à eux seuls la moitié de la production mondiale (surtout les transports routiers). Si rien n'est fait par les politiques au niveau planétaire, nous risquons d'avoir à affronter des scénarii-catastrophe (guerres pour le pétrole, pénurie d'énergie ou d'alimentation, etc.)
Les investissements dans la recherche sont à amplifier en faveur des économies d'énergie et solutions d'énergies alternatives (par ex. la pile à combustible). Les transports en commun et les modes doux doivent être systématiquement favorisés face à l'usage excessif de l'automobile individuelle. Cette priorité concerne les décideurs dans les choix d'investissements, mais aussi chaque citoyen dans sa pratique quotidienne.
Route de Bischwiller: la mauvaise voie
Les décisions prises récemment par la CUS et les maires pour le réaménagement de la route de Bischwiller vont à l'encontre de ces orientations. Le maintien de la vitesse à 50km/h (contrairement au projet de réduction), l'absence de bandes cyclables et l'augmentation des places de stationnement inciteront encore à utiliser davantage la voiture au détriment de la sécurité et des autres modes de déplacement. Ces décisions relèvent d'une époque révolue. Nous attendons des décideurs qu'ils soient plus clairvoyants et courageux pour choisir des solutions pour un avenir plus vivable.