Bilan 2001-2008
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décembre 2004
Cultivons la Paix, à Schiltigheim et dans le monde
Cultivons la Paix, à Schiltigheim et dans le monde
La tradition veut que chaque fin d'année soit consacrée aux festivités familiales, en particulier Noël fête des enfants, et à la recherche de trêves dans les conflits. Avant d¹entrer dans la période des fêtes de fin d¹année, retournons nous un instant.
23 novembre 1944 - 23 novembre 2004
Avec la commémoration du 60éme anniversaire de la Libération de Schiltigheim, les semaines actuelles ont une résonance historique particulière. Elle nous rappelle que dans le passé récent de notre pays, les êtres humains ont été capables du meilleur et du pire. L'évacuation de milliers de Schilikois en 1939-40 dans des villages du Limousin a montré la capacité d'entraide et d'accueil, dans des circonstances historiques et économiques difficiles, malgré les différences de culture et de langue.
La guerre elle-même a accumulé les drames et exactions: des résistants ont sacrifié leur vie, des déportés ont été exterminés dans des camps, les jeunes alsaciens (les "malgré nous") ont été enrôlés de force au nom de l'idéologie détestable que fut le nazisme.
N'oublions pas non plus que nombre d¹Africains, du Maghreb comme d¹Afrique noire, ont participé au sein des troupes françaises à la Libération du joug nazi et que beaucoup ont laissé leur vie sur notre sol d'Alsace.
Oradour-sur-Glane, symbole d'hier et d'aujourd'hui
Ce village a d'abord accueilli des Schilikois, lors de l'évacuation en 1939; puis ses habitants ont été sauvagement massacrés par une division SS en 1944. Le maire d'Oradour-sur-Glane, présent à Schiltigheim pour ce 60ème anniversaire, a trouvé les mots justes pour demander qu'on n'oublie jamais cette horreur, mais aussi pour renouer des liens entre le Limousin et l'Alsace.
Un devoir de mémoire
Les actes de barbarie qui ont eu lieu à Oradour-sur-Glane datent de 60 ans. C'est beaucoup à l'échelle d¹une vie, mais bien court à l¹échelle de l'histoire. Les jeunes générations ne doivent pas ignorer ce qui s'est déroulé en Europe voilà quelques décennies. L'histoire de l'Alsace et du Limousin, si intimement et tragiquement mêlés doivent pouvoir se poursuivre, dans un cadre de compréhension mutuelle via des échanges, voyages, jumelages renoués pour les anciens et les adultes, recueil et enregistrement de témoignages. Pour les jeunes générations tisser des liens au travers de correspondants scolaires, par exemple. Le conseil municipal des jeunes de Schiltigheim y aurait, entre autres, toute sa place.
C'est par la connaissance partagée du passé que nous construirons un avenir meilleur.
Paix dans notre ville et dans le monde
Des leçons ont été tirées de l'histoire douloureuse, notamment pour l'Alsace écartelée, et nous avons la chance d'habiter à présent dans une Europe pacifiée qui a su abolir de nombreuses frontières.
N'oublions pas les régions du monde qui n'ont pas encore cette chance.
Face aux problèmes quotidiens dans notre ville sachons aussi tirer les leçons de ce passé: la diversité des cultures est une richesse pour la France. La cohabitation est possible par le respect mutuel et par l'acceptation de règles de vie commune avec des droits et devoirs pour chacun.