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Schilick, Schilik, Schiltigheim, Ecologie, Energie, Urbanisme, Environnement, Solidarité, Déplacements, Europe, Alternative, Dechets, Adelshoffen, Schutzenberger, Brasseries, Mairie

Un lieu empreint d'histoire brassicole à faire revivre


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novembre 2004

Route de Bischwiller : encore une occasion ratée !

Le tram n'est pas passé route de Bischwiller en raison non pas d'une présupposée étroitesse de voirie mais bien plus à cause de la frilosité des décideurs de l'époque, inquiets d¹éventuelles incidences de ce tracé sur l'activité commerciale ! Les projets initiaux de tracé tram jusqu'en 1993 passaient tous route de Bischwiller, études à l'appui !

Courage ! Fuyons ...

Plutôt que de prendre une décision politique forte et courageuse, les élus de 1995 ­ ceux-là même qui gèrent encore aujourd'hui notre ville ­ ont déplacé le problème: tram oui, mais pas chez moi. D¹où le tracé périphérique que l'on connaît. Un point positif : les habitants du Marais, trop longtemps oubliés, ont enfin droit à quelque chose.
La crainte formulée à l'époque d'un report de circulation automobile sur la route de Bischwiller était balayée d'un revers de main : le trafic de transit sera maîtrisé !
Qu'en est-il aujourd'hui ? Force est de constater que le commerce de proximité ne se porte pas mieux, alors que le flux automobile de transit augmente constamment. Seuls effets sensibles : encombrements, accroissement des nuisances sonores et de la pollution. Triste bilan quand on songe au lien direct, prouvé scientifiquement, entre pollution et pathologies graves (cancers, maladies neurodégénératives) ! Sans compter l¹effet de serre.

2005 : réaménagement de la route de Bischwiller ...

Un premier projet des services de la CUS vise un apaisement de la circulation et un renforcement de la sécurité de tous les usagers : pistes cyclables et trottoirs élargis. Cependant, faisant une nouvelle fois la preuve d¹un conservatisme à tout crin, les décideurs locaux écartent le principe de la piste cyclable pour ne retenir que l¹idée des trottoirs améliorés et d¹une zone 30. Pour que la limitation à 30km/h ait des chances d¹être respectée, il faut réunir certaines conditions : marquage clair à l'entrée de la zone, chicanes sur la route pour ralentir les véhicules, gendarmes couchés (dos d'ânes)... Or, route de Bischwiller rien de tout cela n¹est prévu!
De qui se moque-t-on ? Chacun sait qu'en journée, lorsque la circulation est dense, la vitesse est déjà, de fait, inférieure à 30km/h en moyenne. Mais la nuit, la voie sera ouverte à tous les excès, et aucun obstacle ne garantira le respect de la limite de vitesse.

Des investissements importants, pour quel bénéfice ?

Dans une ville agréable à vivre, où tous les habitants ne craignent pas de se déplacer, notamment les enfants et les aînés, ainsi que les personnes handicapées, les commerçants se portent également mieux. Une étude de la FUBICY (Fédération française des Usagers de Bicyclette) parue en septembre 2003 est intitulée: "Piétons et cyclistes dynamisent les commerces de centre-ville et de proximité". Quelques exemples tirés de cette étude battent en brèche des idées reçues. Ainsi pour la fidélité aux commerces de proximité: net avantage aux piétons, suivis des cyclistes. Les résultats peuvent être décuplés grâce à l¹espace réservé en parking: un emplacement voiture permet de garer jusqu'à 10 vélos. Enfin, les pays ou les villes qui ont le plus favorisé le déplacement piéton ou cycliste ont également le commerce de proximité le plus florissant (ex Pays-Bas, nos voisins allemands à un échelon moindre également). A contrario, les pays ayant favorisé la voiture (USA/France principalement) ont généré un appauvrissement de l¹offre commerciale du centre des villes au profit des périphéries avec de grandes zones commerciales dédiées au tout motorisé, où l¹existence des piétons n¹est même pas imaginée.


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